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Église Sainte-Rita, l’Annonciation à Nice : histoire, visite et accès

Carte et guides des églises et chapelles de Nice

L'église Sainte-Rita, au 1 rue de la Poissonnerie, se cache derrière une façade discrète du Vieux-Nice. Son vrai nom est l'église de l'Annonciation. Achevée vers 1685 et classée monument historique le 3 février 1942, elle conserve un intérieur baroque riche en marbres, peintures et chapelles liées aux anciens métiers niçois.

Données vérifiées le 13 octobre 2026.

Église Sainte-Rita, l'Annonciation
Wikimedia Commons · Oeuvres de Sainte Rita · CC BY-SA 3.0
Repères pour Église Sainte-Rita, l'Annonciation
Dates et campagnes Reconstruction 1677-vers 1685 ; clocher 1740-1741
Protection patrimoniale La chapelle : classement par arrêté du 3 février 1942
Style baroque
Architecte ou auteur documenté Non attribué dans la notice Mérimée
Adresse ou rues de l’ensemble 1 rue de la Poissonnerie ; rue de la Préfecture
Visite Repérage extérieur ; accès intérieur à organiser auprès du lieu

Sainte-Rita, Saint-Jaume ou l'Annonciation ?

Les différents noms désignent le même édifice. Saint-Jaume et Saint-Giaume sont des formes locales du nom de saint Jacques, premier titulaire de l'église. Le vocable de l'Annonciation se diffuse au XIXe siècle, après l'installation d'un tableau représentant l'annonce faite à Marie. Sainte-Rita devient le nom le plus familier à partir de 1934, lorsque le père Andrea Bianco introduit la dévotion à cette sainte dans une chapelle latérale. Il ne faut donc pas chercher trois monuments distincts dans les ruelles.

Le lieu possède une histoire plus ancienne que son apparence actuelle. Une église dédiée à saint Jacques occupait déjà cet emplacement avant sa reconstruction baroque. Elle était associée au quartier de la Marine et aux métiers tournés vers la mer. Cette origine se lit encore dans les chapelles intérieures consacrées à saint Pierre et à saint Érasme. La visite offre ainsi une rencontre entre l'histoire religieuse, le travail des habitants et le décor artistique du Vieux-Nice.

La reconstruction par les Carmes

Les Carmes s'installent dans l'ancienne église après la destruction de leur couvent lors du siège de 1543. Au début du XVIIe siècle, ils envisagent un bâtiment plus grand et achètent une maison voisine. La première pierre de la reconstruction est posée le 15 mai 1677. Vers 1685, l'église est terminée, mais l'embellissement continue. Le clocher arrive plus tard, en 1740 et 1741. L'ensemble actuel résulte donc d'un chantier étalé sur plusieurs périodes.

La Révolution interrompt la vie cultuelle : l'église est fermée en 1793 et sert de dépôt de sel. Elle rouvre en 1806. Un incendie, le 16 juillet 1834, détruit le grand tableau de l'abside consacré à la Transfiguration. Une Annonciation vient le remplacer. En 1844, l'évêque de Nice confie l'édifice aux Oblats de la Vierge Marie. Leur présence se retrouve jusque sur les portes de noyer, sculptées vers 1845 et ornées du monogramme de la congrégation.

Entrer derrière une façade discrète

L'extérieur annonce peu la richesse de l'intérieur. La façade s'insère dans les constructions voisines et sa décoration se concentre sur le portail de marbre. Observez les portes avant de passer le seuil. Le clocher se repère au-dessus des toits : son couronnement à bulbe, ses tuiles vernissées et les étoiles des Carmes appartiennent au langage baroque. Dans une ruelle étroite, mieux vaut examiner séparément le portail et la silhouette supérieure, plutôt que chercher une grande vue frontale.

À l'intérieur, le plan est facile à suivre. Une nef rectangulaire mène à un chœur en hémicycle, séparé par un arc. Six chapelles latérales répartissent les décors de part et d'autre. La voûte en berceau conduit le regard vers le maître-autel et sa peinture de l'Annonciation. Les marbres colorés, les dorures et les retables donnent à chaque travée son caractère. Regardez d'abord l'axe de la nef, puis choisissez deux ou trois chapelles pour une lecture plus attentive.

Les chapelles de Sainte-Rita et des pêcheurs

La chapelle Sainte-Rita est la première à gauche en entrant. Sa dédicace de 1934 s'est ajoutée à des décors plus anciens liés à la Passion du Christ. La statue de la sainte n'a donc pas effacé toute l'histoire précédente du lieu. C'est un bon exemple de la manière dont une chapelle continue à vivre : les pratiques religieuses changent, des œuvres se déplacent, mais plusieurs couches de décor restent visibles dans le même espace.

La deuxième chapelle à gauche était celle des pêcheurs. Saint Pierre y occupe le centre du programme. Les tableaux latéraux, datés de 1699, sont de Louis-Abraham van Loo. Les clés, les scènes de la vie de Pierre et les dauphins en stuc rappellent la vocation du lieu. La chapelle de saint Érasme, première à droite, prolonge ce lien avec la mer : le saint protège les marins et son décor emploie notamment des instruments de navigation. Ces éléments donnent un sens concret aux ornements.

Marbres, métiers et dévotion

Près du chœur, la chapelle Notre-Dame-du-Mont-Carmel développe un décor de marbre du XVIIIe siècle. Une Vierge à l'Enfant en marbre blanc, due au Génois Ansaldi, se détache dans la niche entre des colonnes torses. La chapelle rappelle les Carmes qui ont reconstruit l'église. En face, celle de saint Julien était liée aux tonneliers. À Sainte-Rita, les retables n'étaient donc pas uniquement des images isolées : ils correspondaient aussi à des groupes de fidèles et à des corporations.

Pour une première visite, comptez environ vingt à trente minutes si l'intérieur est ouvert. Restez discret dans les chapelles où des personnes se recueillent et gardez les détails photographiques pour les espaces disponibles. Une promenade dans le Vieux-Nice permet de comparer cette église avec la cathédrale Sainte-Réparate, le Gesù et la Miséricorde. Sainte-Rita apporte une échelle plus intime : la richesse se découvre après le seuil, au milieu d'un tissu urbain serré, plutôt qu'au bout d'une grande place.

Venir à pied depuis le tram

Depuis Opéra–Vieille Ville sur la ligne 1, rejoignez la rue de la Préfecture dans le Vieux-Nice puis le secteur de la rue de la Poissonnerie. La chapelle est proche du cours Saleya.

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Questions pratiques

Où se trouve l'église Sainte-Rita à Nice ?

Au 1 rue de la Poissonnerie, dans le Vieux-Nice. La notice patrimoniale mentionne également la rue de la Préfecture. Le portail de marbre permet d'identifier l'entrée malgré la façade intégrée aux immeubles voisins.

Est-ce la même église que l'Annonciation ?

Oui. Sainte-Rita est le nom courant de l'église de l'Annonciation, aussi appelée Saint-Jaume ou Saint-Giaume. La dévotion à sainte Rita y est introduite en 1934.

Que voir à l'intérieur ?

La nef baroque, le maître-autel et son Annonciation, la chapelle Sainte-Rita à gauche de l'entrée, puis les chapelles de saint Pierre et saint Érasme. Ces deux dernières rappellent les pêcheurs et les marins niçois.

De quand date l'église actuelle ?

La reconstruction commence en 1677 et aboutit vers 1685. Le décor se poursuit ensuite et le clocher est ajouté en 1740-1741. La chapelle est classée monument historique depuis le 3 février 1942.

Sources : Ministère de la Culture, Mérimée ; Wikipédia, histoire du lieu ; données consultées le 13 octobre 2026. Périmètre et méthode.

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