Église Saint-Martin-Saint-Augustin à Nice : histoire, visite et accès
Carte et guides des églises et chapelles de Nice
Saint-Martin-Saint-Augustin se trouve place Saint-Augustin, dans le Vieux-Nice. La reconstruction de l'église actuelle commence en 1636 ; sa façade est achevée en 1895. Classée monument historique le 4 février 1946, elle conserve un intérieur baroque et une pietà Renaissance attribuée à Louis Bréa. Giuseppe Garibaldi y est baptisé le 19 juillet 1807.
Données vérifiées le 13 octobre 2026.

| Dates et campagnes | Reconstruction à partir de 1636 ; façade projetée 1834, achevée 1895 |
|---|---|
| Protection patrimoniale | Église Saint-Martin classée par arrêté du 4 février 1946 |
| Style | Baroque italien |
| Architecte ou auteur documenté | Non attribué avec certitude |
| Adresse ou rues de l’ensemble | Place Saint-Augustin |
| Visite | Repérage extérieur ; accès intérieur à organiser auprès du lieu |
Pourquoi visiter Saint-Martin-Saint-Augustin ?
Cette église raconte une longue histoire de la ville basse. Son nom associe saint Martin, titulaire de l'ancienne paroisse, et les Augustins, qui occupent le lieu à partir du XVe siècle. Le bâtiment actuel est bien plus récent que les origines de cette présence religieuse. La visite permet donc de suivre plusieurs périodes sur un même emplacement : l'église médiévale, sa reconstruction baroque, puis les transformations du XIXe siècle. Les dates ne correspondent pas toutes à la même partie du monument.
Le parvis donne accès à une façade élevée dans le tissu dense du Vieux-Nice. Observez sa composition en deux niveaux, son fronton triangulaire et les formes arrondies autour de ses ouvertures. La proximité des maisons rend la lecture différente de celle d'une église isolée sur une grande place. Prenez le temps de repérer l'axe principal depuis le portail jusqu'au sommet. L'intérieur, s'il est accessible, complète cette première halte par les volumes baroques et la pietà attribuée à Louis Bréa.
L'arrivée des Augustins en 1405
Les ermites de Saint-Augustin disposent au XIVe siècle d'un couvent construit hors de l'enceinte. Les guerres qui touchent la région ruinent rapidement leur bâtiment. En 1405, l'évêque de Nice et le chapitre cathédral leur confient l'église paroissiale Saint-Martin. Cette installation explique le double nom du lieu. Saint-Augustin ne désigne donc pas simplement une autre église voisine : le nom conserve la trace de la communauté qui s'établit dans l'ancienne paroisse et transforme ensuite son édifice.
L'église médiévale est représentée sur le plan de Nice réalisé par Jean-Louis Baldoino en 1607. Elle précède le bâtiment baroque actuel. Ce repère aide à séparer l'ancienneté du lieu et la date de son architecture visible. Une présence religieuse médiévale ne signifie pas que chaque mur ou chaque décor remonte au Moyen Âge. À Saint-Martin-Saint-Augustin, la reconstruction du XVIIe siècle remplace un édifice gothique, puis d'autres modifications changent encore les extérieurs au XIXe siècle.
La reconstruction à partir de 1636
Les Augustins entreprennent la reconstruction en 1636. Un accord les lie à la confrérie des tailleurs de pierre, qui possède une chapelle dans l'église. Les travaux se poursuivent durant le XVIIe siècle et jusqu'au début du XVIIIe. Cette durée explique pourquoi le monument doit être lu comme un chantier en plusieurs étapes. Il ne correspond pas à une construction menée en une seule année. L'histoire associe aussi une communauté religieuse et une confrérie liée à un métier de la ville.
Un plan ancien conservé à la Bibliothèque nationale de France montre l'aspect extérieur antérieur aux transformations du XIXe siècle. Il représente un fronton triangulaire, une serlienne et deux clochers bas. Une serlienne associe une ouverture centrale en arc et deux ouvertures latérales plus étroites. Ce dispositif fournit une clé de lecture du langage architectural employé dans la région. L'église actuelle ne conserve toutefois pas exactement la silhouette de ce document ancien : la façade et le nombre de clochers ont changé.
Pourquoi la façade paraît-elle plus récente ?
Le projet de la façade actuelle apparaît sur un plan du Consiglio d'Ornato daté de 1834. Les travaux ne sont achevés qu'en 1895. Cette longue succession place l'extérieur visible dans une histoire différente de celle de la reconstruction commencée en 1636. Le Consiglio d'Ornato intervient dans l'organisation et l'aspect de la ville au XIXe siècle. Sa présence dans la documentation rappelle que le monument participe aussi aux transformations urbaines de Nice, au-delà des campagnes menées par les Augustins.
Le tremblement de terre de février 1887 détruit le second clocher. L'église perd ainsi un élément de sa silhouette ancienne avant l'achèvement de la façade. Pour la visite, ne cherchez pas une symétrie de deux tours telle qu'elle apparaît sur certains documents historiques. Regardez plutôt l'articulation du portail, des pilastres et des ouvertures de l'étage. Le fronton rassemble ces éléments dans une composition verticale, tandis que les volutes latérales apportent des lignes courbes à l'ensemble.
Garibaldi et la pietà de Louis Bréa
Giuseppe Garibaldi est baptisé dans cette église le 19 juillet 1807. Ce fait constitue un lien précis entre le monument et une figure majeure de l'histoire niçoise et italienne. Il est préférable de retenir cet événement documenté plutôt que de résumer l'église à un simple lieu associé à Garibaldi. Son histoire religieuse et architecturale reste beaucoup plus longue. Le baptême intervient après les grandes campagnes baroques, mais avant les transformations extérieures engagées au XIXe siècle.
L'église abrite également une pietà Renaissance attribuée au peintre niçois Louis Bréa. Le sujet représente Marie portant le Christ mort. L'attribution doit rester distincte d'une signature certaine : c'est sous cette formulation que l'œuvre est présentée dans la documentation. Sa période diffère de celle du bâtiment baroque. Si l'intérieur permet de la regarder, prenez le temps de distinguer l'âge de l'œuvre de celui de l'architecture qui l'accueille. Un monument religieux conserve souvent des objets provenant de plusieurs siècles.
Préparer une visite place Saint-Augustin
Une halte de vingt à trente minutes permet de regarder la façade et de compléter par l'intérieur lorsqu'il est ouvert. L'église demeure un lieu de culte : laissez libre la circulation et les espaces utilisés pour la prière. Le classement du 4 février 1946 concerne l'édifice Saint-Martin. Pour poursuivre votre promenade, retrouvez les voisins sur la carte du guide des églises et chapelles. La comparaison avec les autres églises du Vieux-Nice aide à repérer les différences entre un lieu médiéval reconstruit et un édifice fondé plus tard.
Venir à pied depuis le tram
Depuis Garibaldi sur la ligne 1, rejoignez la place Saint-Augustin à l’entrée nord du Vieux-Nice. Depuis Garibaldi–Le Château sur la ligne 2, traversez vers la même place.
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- chapelle de la Visitation de Nice
- Chapelle du Saint-Sépulcre, Pénitents bleus
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Questions pratiques
Où se trouve Saint-Martin-Saint-Augustin ?
Place Saint-Augustin, dans le Vieux-Nice. Son double nom associe l'ancienne paroisse Saint-Martin et les Augustins, installés dans le lieu en 1405.
De quand date l'église actuelle ?
La reconstruction commence en 1636 et se poursuit jusqu'au début du XVIIIe siècle. La façade actuelle, projetée en 1834, n'est achevée qu'en 1895. L'origine du lieu est plus ancienne.
Quel est le lien avec Garibaldi ?
Giuseppe Garibaldi est baptisé dans cette église le 19 juillet 1807. Cette date relie précisément le monument à l'histoire du personnage, sans résumer toute l'histoire de l'édifice à cet événement.
Quelle œuvre voir à l'intérieur ?
La pietà Renaissance attribuée à Louis Bréa, en complément du décor baroque. Le tableau représente Marie portant le Christ mort. L'œuvre et l'architecture appartiennent à des périodes différentes.
Sources : Ministère de la Culture, Mérimée ; Wikipédia, histoire du lieu ; Wikimedia Commons, photographie de la façade ; données consultées le 13 octobre 2026. Périmètre et méthode.