Grande synagogue à Nice : histoire, visite et accès
Carte et guides des églises et chapelles de Nice
La grande synagogue de Nice se trouve au 7 rue Gustave-Deloye, dans le centre-ville. Inaugurée en 1886, elle associe une façade romano-byzantine et une histoire importante pour la communauté juive niçoise. Une halte extérieure permet d'en observer les formes ; pour découvrir l'intérieur, prenez contact avec le Consistoire de Nice avant votre déplacement.
Données vérifiées le 13 octobre 2026.

| Dates et campagnes | Inauguration 21 mars 1886 ; vitraux inaugurés 1993 |
|---|---|
| Protection patrimoniale | La synagogue, en totalité (cad. LC 114) : inscription par arrêté du 17 avril 2007 |
| Style | Composition romano-byzantine |
| Architecte ou auteur documenté | Paul Martin, ingénieur ; Brun, décor intérieur ; Théo Tobiasse, vitraux |
| Adresse ou rues de l’ensemble | Gustave-Deloye (rue) 7 |
| Visite | Repérage extérieur ; accès intérieur à organiser auprès du lieu |
Une synagogue au cœur du centre-ville
Le monument n'est pas situé dans le Vieux-Nice, où se trouvait le lieu de culte précédent. Il appartient à l'expansion urbaine de la rive droite du Paillon au XIXe siècle. Cette localisation raconte un changement d'échelle : une communauté installée de longue date dans la ville se dote d'un bâtiment plus grand dans les nouveaux quartiers. La rue Gustave-Deloye offre ainsi un point de départ concret pour évoquer une part de l'histoire niçoise que les circuits limités aux églises laissent souvent de côté.
La synagogue reste un lieu de culte. Organisez votre parcours patrimonial autour de la façade depuis la rue, puis contactez la communauté si votre projet porte sur l'intérieur. Cette distinction permet de préparer une halte utile sans arriver en supposant qu'un monument protégé fonctionne comme un musée. Pour une observation extérieure, une dizaine à quinze minutes suffisent à repérer la composition générale, la rosace et les Tables de la Loi. Choisissez une position qui laisse libre le passage devant l'entrée.
De la vieille ville à la rue Gustave-Deloye
La présence juive à Nice remonte au XIIIe siècle. La communauté se structure davantage au XVIIIe siècle et dispose, en 1773, d'une synagogue aménagée rue Benoît-Bunico, dans le quartier de la giudaria. À la fin du XIXe siècle, ce lieu devient trop petit. Le choix d'un nouvel emplacement accompagne la croissance de Nice vers la rive droite du Paillon. Les deux adresses ne désignent donc pas deux noms interchangeables : elles correspondent à deux étapes distinctes de l'histoire de la communauté.
En 1885, un théâtre est démoli sur le terrain choisi. Un immeuble et un temple, avec leurs dépendances, sont construits à sa place. La notice du ministère de la Culture précise que le nouveau lieu de culte est financé par un particulier, après la vente de la synagogue antérieure. L'ingénieur Paul Martin signe les relevés ; Brun intervient sur la décoration intérieure. Il faut conserver cette distinction entre le rôle de l'ingénieur dans le projet et celui du décorateur, plutôt qu'attribuer l'ensemble à un seul auteur.
L'inauguration a lieu le 21 mars 1886. Lazare Isidor, grand-rabbin de France, y participe avec Honel Meiss, rabbin de Nice. Cette date marque l'entrée en service du bâtiment que l'on voit aujourd'hui. Le projet s'inscrit dans la période où les communautés juives de plusieurs villes construisent des synagogues monumentales. À Nice, le choix d'une façade romano-byzantine distingue le temple des églises baroques du vieux centre et du néogothique de certains édifices du XIXe siècle.
Que regarder sur la façade ?
Lisez d'abord la silhouette supérieure. La partie centrale monte en une forme triangulaire, organisée autour d'une rosace. Les Tables de la Loi couronnent la composition et donnent à l'édifice son signe le plus explicite. Descendez ensuite le regard vers les baies et l'entrée pour suivre l'axe du bâtiment. Cette lecture du haut vers le bas aide à saisir une façade insérée dans une rue urbaine, où l'on ne dispose pas forcément du recul d'une grande place.
La notice patrimoniale emploie le terme de composition romano-byzantine. Il renvoie à la manière d'associer des formes inspirées de l'architecture romane et byzantine, dans une construction de la fin du XIXe siècle. Il ne signifie pas que le monument date de l'époque byzantine. La pierre, les ouvertures cintrées et la rosace participent à cette évocation historique. Pour comparer les styles, rapprochez ensuite la synagogue de Holy Trinity, construite dans un langage néogothique, plutôt que de chercher une origine médiévale à ce temple.
L'intérieur et les vitraux de Théo Tobiasse
À l'intérieur, la salle principale comporte une galerie portée par des piliers cylindriques. Cette disposition donne à l'espace une organisation verticale que la façade seule ne révèle pas. Le sanctuaire reçoit un décor développé. Le bâtiment conserve donc un intérêt qui dépasse son enveloppe urbaine : son organisation intérieure fait partie de l'ensemble inscrit au titre des monuments historiques. Une visite organisée avec la communauté permet de lire ces espaces dans leur fonction de lieu de prière.
Un apport artistique plus récent est la série de douze vitraux consacrés au Chant des prophètes. Théo Tobiasse en conçoit le programme ; les verrières sont réalisées dans l'atelier niçois du maître verrier Alain Peinado et inaugurées en 1993. Ces œuvres du XXe siècle s'ajoutent à l'édifice de 1886. Ne confondez donc pas la date de construction du temple avec celle de ses vitraux. Leur présence montre comment un monument ancien peut continuer à recevoir de nouvelles œuvres.
Un lieu de mémoire, protégé en totalité
En 1943, les nazis occupent la synagogue et y enferment des Juifs avant leur déportation. Cette utilisation du lieu pendant la Seconde Guerre mondiale fait partie de son histoire patrimoniale et de sa dimension mémorielle. Elle donne une autre portée à la visite que la seule observation d'un style architectural. Prenez le temps de relier la chronologie de l'édifice à celle de la communauté : inauguration, persécution, retour à la vie cultuelle et conservation sont des étapes qui appartiennent au même lieu.
Une importante rénovation est célébrée en 1988, puis les vitraux de Tobiasse sont inaugurés cinq ans plus tard. Le 17 avril 2007, la synagogue est inscrite au titre des monuments historiques en totalité. Cette protection porte sur le bâtiment complet, et pas seulement sur sa façade. Pour poursuivre votre promenade, le guide des édifices religieux de Nice permet de comparer les périodes de construction et les styles du centre-ville. Gardez la synagogue comme une étape propre, avec son histoire et ses usages, dans ce parcours pluriel.
Venir à pied depuis le tram
Depuis Jean Médecin sur la ligne 1, ou la station Jean Médecin de la ligne 2, rejoignez la rue Gustave-Deloye. La synagogue se trouve au numéro 7, dans le centre-ville.
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Carte et accès
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- Église Saint-Nicolas-et-Sainte-Alexandra
- Ancien temple vaudois
- église évangélique luthérienne de la Transfiguration de Nice
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Questions pratiques
Où se trouve la grande synagogue de Nice ?
Au 7 rue Gustave-Deloye, dans le centre-ville, sur la rive droite du Paillon. Elle remplace une synagogue devenue trop petite dans le quartier de la giudaria, dans le Vieux-Nice.
Peut-on visiter l'intérieur ?
Prenez contact avec le Consistoire de Nice pour préparer une découverte intérieure. Pour une promenade sans rendez-vous, retenez une halte extérieure depuis la rue, devant la façade et les Tables de la Loi.
Quand a-t-elle été inaugurée ?
Le 21 mars 1886, en présence du grand-rabbin de France Lazare Isidor et du rabbin de Nice Honel Meiss. Elle est inscrite monument historique en totalité depuis le 17 avril 2007.
Qui a réalisé ses vitraux ?
Théo Tobiasse a conçu les douze vitraux du Chant des prophètes, réalisés dans l'atelier du maître verrier Alain Peinado à Nice. Cet ensemble a été inauguré en 1993.
Sources : Ministère de la Culture, Mérimée ; Wikipédia, histoire du lieu ; données consultées le 13 octobre 2026. Périmètre et méthode.