VisiterNice Guide de visite

Monument aux morts de Nice : Rauba-Capeù, Séassal et Janniot

Monuments de Nice : carte et guides

Le monument aux morts de Rauba-Capeù se dresse contre la falaise, sur le quai qui relie le front de mer du Vieux-Nice au port Lympia. Inauguré le 29 janvier 1928, il associe l’architecture de Roger Séassal aux hauts-reliefs d’Alfred Janniot. Sa grande niche et son urne se découvrent depuis le parvis, sans monter à la colline du Château. Comptez vingt à trente minutes pour regarder l’ensemble et lire les deux compositions sculptées. Le monument, haut de 32 mètres, est classé depuis le 24 mai 2011.

Données vérifiées le 15 octobre 2026.

Monument aux morts de Rauba-Capeù au pied de la falaise
Alistair Cunningham / Wikimedia Commons / CC BY 3.0. Photo sans modification.
Repères pour découvrir Monument aux morts de Rauba-Capeù
Adresse Quai Rauba-Capeù, Nice
Architecte Roger Séassal
Sculpteur Alfred Janniot
Construction et inauguration Première pierre en 1924 ; inauguration le 29 janvier 1928
Hauteur 32 mètres
Protection Classé monument historique le 24 mai 2011, PA06000040
Tram Ligne 2, Port Lympia, puis promenade sur les quais publics

Un monument dans le rocher, face à la mer

La situation du monument fait immédiatement partie de l’œuvre. Le relief du château sert de fond à une composition tournée vers la route du bord de mer. Le grand parvis ménage du recul devant la niche. On comprend ainsi l’ensemble depuis le niveau du quai : il n’est pas nécessaire de chercher une entrée en hauteur. Le monument appartient au parcours maritime qui contourne la pointe entre le Vieux-Nice et le port.

Pour commencer, placez-vous à une distance qui permette de voir ensemble la falaise, l’urne et les reliefs latéraux. La hauteur impressionne, mais le dessin reste lisible grâce à une forte organisation centrale. Avancez ensuite vers les inscriptions et les sculptures. Cette progression, de l’ensemble vers le détail, permet de ne pas réduire la découverte à une photographie rapide prise depuis le trottoir, avec le monument écrasé par la perspective.

De la décision de 1919 à l’inauguration de 1928

Après la Première Guerre mondiale, la Ville souhaite honorer les Niçois morts au combat. La décision est prise en 1919, sous le mandat de François Goiran. Le projet présenté par Roger Séassal est approuvé en 1923. La première pierre est posée le 11 novembre 1924, puis le chantier aboutit à l’inauguration du 29 janvier 1928 par le maréchal Foch. Ces étapes distinguent le lancement du projet de la réalisation que l’on voit aujourd’hui.

Roger Séassal est un architecte niçois, premier grand prix de Rome en 1913. Il conçoit ici une œuvre qui associe la puissance du site naturel à une architecture de mémoire. Le monument dépasse la forme d’une simple stèle portant des noms. Son échelle, sa niche et son parvis organisent un espace de recueillement. Prenez le temps de regarder les volumes avant de chercher à identifier chaque personnage des groupes sculptés.

L’urne et la grande niche centrale

L’urne occupe le centre d’une niche cintrée. Ce dispositif donne à l’ensemble un caractère solennel : l’architecture encadre le symbole et dirige le regard vers lui. La notice patrimoniale souligne cette dimension presque religieuse. Les formes sont pourtant épurées, avec une organisation monumentale qui appartient à l’architecture de l’entre-deux-guerres. Le contraste entre la roche et les parties construites renforce la présence de la niche.

Sur place, le plus utile est de suivre les lignes de la composition. Regardez d’abord le cadre de la niche, puis l’urne, puis les éléments qui se déploient de part et d’autre. L’architecture donne une place distincte à chaque partie sans multiplier les petits motifs. La hauteur peut rendre certains détails difficiles à lire depuis le premier plan. Reculer de quelques pas aide souvent davantage que de s’approcher au maximum du pied du monument.

Les hauts-reliefs de Janniot : guerre et paix

Alfred Janniot réalise les deux grands hauts-reliefs qui encadrent l’inscription centrale. À gauche, le thème est celui de la guerre ; à droite, celui de la paix. La lecture repose sur une opposition : aux désastres et à la violence répondent l’apaisement et les activités de la vie retrouvée. Il est intéressant de regarder chaque groupe séparément, puis de revenir à une vue d’ensemble pour comprendre leur dialogue.

Ne cherchez pas seulement une scène militaire précise. Les figures et les gestes donnent une portée plus générale aux deux thèmes. Les masses sculptées accompagnent la composition de Séassal et restent liées au monument plutôt que de former deux statues indépendantes. Selon l’orientation du soleil, les reliefs se détachent avec plus ou moins de netteté. Un déplacement latéral sur le parvis peut révéler les volumes qu’une vue strictement frontale laisse dans l’ombre.

Un classement qui comprend le parvis et la falaise

Le classement du 24 mai 2011 concerne le monument en totalité, son parvis, le bois sacré de part et d’autre et la partie de falaise correspondant à la largeur du parvis. La protection inclut donc son cadre immédiat. Cette précision aide à comprendre pourquoi l’espace devant le monument et les côtés boisés comptent dans la visite : ils participent à la mise en scène et à la fonction de recueillement.

Le parvis se parcourt avec discrétion, en respectant les cérémonies et les personnes qui viennent se recueillir. Il donne la distance nécessaire pour lire une œuvre de cette taille. Ce lieu de mémoire peut figurer dans une promenade touristique, mais il gagne à être regardé comme un ensemble commémoratif. L’arrêt devient alors une autre manière de découvrir Nice, au-delà des façades d’hôtels et des vues sur la baie.

Venir depuis le tram et poursuivre vers le Vieux-Nice

Depuis le terminus Port Lympia de la ligne 2, rejoignez les quais publics du côté ouest du bassin, puis suivez le bord de mer en direction de Rauba-Capeù. Le monument apparaît au pied du relief, sur la liaison avec le Vieux-Nice. Le trajet n’exige pas de monter au parc du Château. Gardez les traversées aménagées et les trottoirs, car la route reste un axe de circulation autour de cette pointe.

Prévoyez vingt à trente minutes sur place, puis poursuivez vers le quai des États-Unis et la rue Saint-François-de-Paule pour retrouver l’Opéra. Dans l’autre sens, le port et la place Île-de-Beauté offrent un prolongement proche. Ce circuit donne des points de repère très différents : le monument taillé à l’échelle de la falaise, les façades ordonnées du port et l’architecture théâtrale du Vieux-Nice. Par vent fort, gardez vos affaires bien attachées près du quai.

Carte et itinéraire

Ouvrir dans Google Maps · Préparer le trajet avec Lignes d’Azur

À découvrir dans le secteur

Comparer les monuments de Nice · Églises et chapelles de Nice

Questions pratiques

Qui a conçu le monument aux morts de Nice ?

L’architecte Roger Séassal a conçu l’ensemble ; le sculpteur Alfred Janniot a réalisé les deux grands hauts-reliefs consacrés à la guerre et à la paix.

Faut-il monter à la colline du Château ?

Non. Le monument se découvre depuis le quai Rauba-Capeù et son parvis, au pied de la falaise, entre le port et le front de mer du Vieux-Nice.

Quand a-t-il été inauguré ?

Le maréchal Foch l’a inauguré le 29 janvier 1928. La décision de construction remontait à 1919 et la première pierre a été posée en 1924.

Combien de temps faut-il pour le voir ?

Comptez vingt à trente minutes pour regarder la composition, les inscriptions et les deux hauts-reliefs, avec le recul offert par le parvis.

Sources : Ministère de la Culture, notice PA06000040 ; Wikipédia, Monument aux morts de Rauba-Capeù. Consultées le 15 octobre 2026. Périmètre du guide et conseils de visite.

Retour en haut