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Le Majestic à Nice : ancien palace de Jules Febvre à Cimiez

Monuments de Nice : carte et guides

Le Majestic s’élève au 4 boulevard de Cimiez, près du centre de Nice. Jules Febvre conçoit ce palace ouvert le 12 février 1908. Transformé en copropriété après la Seconde Guerre mondiale, il conserve une longue façade monumentale et plusieurs décors protégés. Prévoyez une demi-heure pour l’observer depuis les rues et comprendre son implantation dans la pente.

Données vérifiées le 15 octobre 2026.

Façade du Majestic à Nice, photographiée entre 1998 et 2006
Façade du Majestic, photographiée entre 1998 et 2006. Patrice Semeria / Wikimedia Commons / Domaine public. Photo sans modification.
Repères pour découvrir Le Majestic
Adresse 4 boulevard de Cimiez, Nice
Chantier et ouverture Première pierre le 18 août 1906 ; ouverture le 12 février 1908
Architecte Jules Febvre ; transformations ultérieures de Charles Dalmas et de ses collaborateurs
Commanditaires Henry et Lucien Emery, hôteliers suisses
Architecture Palace éclectique à références classiques ; structure métallique et béton armé
Protection Inscription partielle le 14 juin 2021
Usage et visite Copropriété ; promenade extérieure depuis les rues
Tram Lignes 1 ou 2, Jean-Médecin, puis boulevard Dubouchage et début du boulevard de Cimiez

Pourquoi le Majestic est-il une étape facile à ajouter au centre ?

Le Majestic occupe le bas du boulevard de Cimiez. On peut donc découvrir un grand hôtel des collines sans remonter jusqu’au Regina. L’emplacement est déterminant : la pente donne de la hauteur à la façade et ouvre l’ancien palace vers le sud. Vu depuis les rues en contrebas, le bâtiment paraît dominer son quartier. En avançant vers son entrée, on comprend mieux la différence de niveau entre le boulevard et les anciennes pièces de réception.

Sa façade s’étire sur environ 175 mètres selon l’Inventaire. Pour l’apprécier, ne cherchez pas un seul point de vue capable de tout résumer. Commencez par une vue large, puis examinez les volumes centraux et les extrémités. L’architecture équilibre cette longueur par des avancées, des balcons et des variations de décor. Cette lecture progressive est plus intéressante qu’un arrêt rapide devant le nom du bâtiment.

Qui a construit ce palace et quand a-t-il ouvert ?

Les hôteliers suisses Henry et Lucien Emery achètent le terrain en 1906 pour y faire édifier un établissement de prestige. La première pierre est posée le 18 août 1906. L’ouverture intervient le 12 février 1908, après un chantier rapide pour un programme de cette ampleur. L’architecte niçois Jules Febvre en signe la conception. Une plaque dans le vestibule rappelle ce rôle, signalé par l’Inventaire.

Le confort est un argument majeur du nouvel hôtel. Les installations sanitaires, le renouvellement d’air, les ascenseurs et l’isolation comptent autant que les salons pour attirer les voyageurs. Les techniques de construction mêlent métal et béton armé. Sous une apparence de palais classique, le Majestic est donc aussi une réalisation moderne, organisée pour les services et les circulations d’un grand établissement hôtelier.

Le succès conduit à des agrandissements dès 1909. Après un usage hospitalier pendant la Première Guerre mondiale, l’hôtel est repris par Joseph Aletti dans les années 1920. Charles Dalmas et ses collaborateurs participent à sa modernisation. Cette succession explique pourquoi les espaces historiques ne relèvent pas tous du même moment décoratif. Le palace a évolué pour rester attractif, avant sa conversion en immeuble d’habitation.

Que regarder sur les façades du Majestic ?

Observez d’abord les avancées et les fenêtres en saillie. Elles rompent la longueur du bâtiment et donnent du relief aux alignements de chambres. Les balcons et leurs supports dessinent une seconde trame, plus fine. Les parties centrales qui annoncent l’entrée et le pignon occidental reçoivent un décor particulièrement développé. L’Inventaire souligne cet équilibre entre les masses, les proportions des ouvertures et les encorbellements.

Approchez ensuite les limites de la propriété pour regarder, depuis le trottoir, les portails et les éléments d’entrée. Ferronneries, menuiseries et éclairages participent à la représentation de l’hôtel. Leur richesse se comprend à l’échelle du voyageur qui arrivait, et pas seulement de la personne qui contemple la façade de loin. La montée vers les salons contribuait à la mise en scène de cet accueil.

Les côtés et l’arrière sont traités plus sobrement que la façade d’apparat. Ce contraste rappelle l’organisation d’un palace : les chambres les mieux placées et les grands espaces destinés aux clients regardent le paysage, tandis que les services occupent d’autres positions. Lorsque le point de vue le permet, comparez les faces au lieu de considérer l’ensemble comme une façade identique sur tous ses côtés.

Que sont devenus les jardins, les magasins et les salons ?

En 1930, une série de boutiques de luxe s’installe au pied du palace. Elle divise le jardin en parties haute et basse et modifie le rapport du bâtiment au boulevard. Les petites constructions visibles en contrebas appartiennent à cette histoire. Elles ne sont pas des ajouts sans rapport avec l’hôtel : elles participent à sa transformation et à la recherche de nouveaux usages commerciaux.

Après la Seconde Guerre mondiale, Victor Saglia fait convertir le Majestic en copropriété, avec l’architecte Louis Milon de Peillon. L’ensemble est livré en janvier 1948. Cette opération transforme les anciens espaces hôteliers en lots d’habitation. Elle conserve une part du patrimoine tout en adaptant les volumes à une autre façon de vivre. Le Majestic rejoint ainsi plusieurs anciens palaces niçois devenus résidentiels.

L’ancienne salle du restaurant accueille un lieu de culte évangélique à partir de 1949. La protection patrimoniale reconnaît son décor, tout comme celui de l’ancien salon des Dames. Ces pièces ne constituent pas un musée de l’hôtel. Pour la promenade, leur existence aide surtout à comprendre que les usages actuels se superposent aux fonctions anciennes. Le bâtiment est à lire comme une histoire de transformations, pas comme un palace figé en 1908.

Quelles parties sont inscrites aux monuments historiques ?

L’arrêté du 14 juin 2021 protège de nombreuses parties de l’ensemble : façades et toitures du bâtiment principal, accès sur le boulevard avec portails et clôtures, certains halls et escaliers, jardin ou belvédère, anciens magasins et Villa Majestic. Il comprend aussi des espaces intérieurs particuliers avec leur décor. Cette énumération montre l’étendue du patrimoine conservé, du paysage d’approche aux pièces de réception.

Le Majestic est aujourd’hui habité. Regardez-le depuis les rues et respectez ses entrées résidentielles. Une éventuelle visite intérieure doit être annoncée par un organisateur identifié ; elle ne se déduit pas de la protection. Le parcours extérieur suffit pour comparer sa silhouette au Regina, ou son architecture hôtelière à celle du Negresco. La longueur du bâtiment, ses saillies et ses accès constituent déjà une lecture complète.

Comment venir depuis le tram et organiser la halte ?

Jean-Médecin, desservi par les lignes 1 et 2, fournit un point de départ pratique. Gagnez le boulevard Dubouchage puis le début du boulevard de Cimiez. Utilisez la carte pour choisir le passage adapté aux rues et aux traversées. Le dernier tronçon monte vers le bâtiment. Comptez une demi-heure pour l’observation, en plus du trajet, sans prévoir d’accès libre aux salons.

Le Majestic se combine avec l’ancien hôtel des Postes et les autres architectures publiques du centre. Le Regina constitue un prolongement thématique plus haut sur le même boulevard, mais demande une vraie montée supplémentaire. Si vous marchez en été, privilégiez un moment moins chaud et choisissez le sens du parcours avant de partir. Pour une première découverte, mieux vaut regarder attentivement la façade et les entrées que multiplier les allers-retours autour de la copropriété.

Carte et itinéraire

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Questions pratiques

Le Majestic de Nice est-il un hôtel en activité ?

L’ancien palace est devenu une copropriété après la Seconde Guerre mondiale. Il ne faut pas le confondre avec l’hôtel Majestic de Cannes.

Qui est son architecte ?

Jules Febvre conçoit le palace ouvert en 1908. Charles Dalmas et ses collaborateurs interviennent ensuite dans sa modernisation.

Peut-on visiter les salons ?

Les espaces ont aujourd’hui des usages résidentiels ou cultuels. Un accès patrimonial intérieur suppose une ouverture organisée.

Quand le Majestic a-t-il été protégé ?

L’inscription partielle aux monuments historiques date du 14 juin 2021. Elle couvre de nombreux éléments de l’ensemble.

Sources : Inventaire général, Ville de Nice et Région Sud ; Ministère de la Culture, Mérimée ; Lignes d’Azur, plans du réseau. Consultées le 15 octobre 2026. Périmètre du guide et conseils de visite.

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