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Ancien hôtel Alhambra à Nice : façade néo-mauresque de Cimiez

Monuments de Nice : carte et guides

L’ancien hôtel Alhambra se trouve aux 46-48 boulevard de Cimiez. Construit en 1900 par Jules Sioly, il se reconnaît à son décor néo-mauresque, avec des arcs outrepassés et des silhouettes de minarets. L’établissement est devenu un immeuble d’habitation après la Seconde Guerre mondiale. On le découvre aujourd’hui depuis les voies publiques, en restant à l’extérieur de la résidence. Prévoyez vingt à trente minutes pour regarder les façades et replacer ce grand hôtel dans le paysage de la villégiature de Cimiez.

Données vérifiées le 15 octobre 2026.

Minarets et façade de l’ancien hôtel Alhambra
Velvetia / Wikimedia Commons / CC BY-SA 3.0. Photo sans modification.
Repères pour découvrir Ancien Hôtel Alhambra
Adresse 46-48 boulevard de Cimiez, Nice
Architecte Jules Sioly
Construction et ouverture Construction en 1900 ; ouverture de l’hôtel en 1901
Style Néo-mauresque : arcs outrepassés, décor orientaliste et minarets
Usage Ancien hôtel transformé en immeuble de logements après la Seconde Guerre mondiale
Protection Inscription le 20 juin 2000, PA06000012
Accès tram Ligne 2, Durandy, puis boulevard Carabacel et montée du boulevard de Cimiez

Un ancien palace qui choisit l’exotisme

À la fin du XIXe siècle, les hôtels de la Riviera rivalisent par leur confort, leur situation et leur architecture. L’Alhambra choisit un langage orientaliste pour attirer une clientèle d’hivernants. Son nom renvoie déjà à un imaginaire de palais et de voyage. Le décor néo-mauresque donne au bâtiment une identité immédiatement différente de celle des grands hôtels qui emploient surtout des références classiques ou un décor Belle Époque plus conventionnel.

Cette différence se lit dans les arcs outrepassés et les éléments qui évoquent des minarets. L’architecte ne reproduit pas un palais andalou : il applique un vocabulaire décoratif à un établissement moderne destiné à accueillir des voyageurs. Le contraste entre une organisation d’hôtel et une silhouette d’inspiration lointaine constitue le principal intérêt du lieu. Pour le regarder, commencez par identifier la masse du bâtiment avant de suivre ses couronnements et ses motifs.

Jules Sioly et le chantier de 1900

Le chantier est confié en 1900 à l’architecte niçois Jules Sioly. L’hôtel ouvre en 1901. La notice patrimoniale associe Madame Sabatier à la commande et l’hôtelier suisse Candrian à son exploitation par un bail commercial. Ces acteurs rappellent qu’un palace est une entreprise autant qu’une architecture. Le bâtiment doit offrir une image séduisante, mais aussi une organisation capable de recevoir une clientèle fortunée pendant la saison d’hiver.

L’édifice comporte trois corps alignés d’est en ouest sur un plan en V très ouvert. Ce dessin permet d’articuler les ailes sans les enfermer dans une longue façade parfaitement droite. Depuis les abords accessibles, cherchez à distinguer le corps central et les parties latérales. L’angle de vue change la perception du plan : en avançant sur le boulevard, on comprend mieux le déploiement des volumes qu’en restant à un seul point.

Que regarder sur les façades ?

Les arcs outrepassés constituent un premier repère. Leur courbe se referme davantage que celle d’un simple demi-cercle. Ils participent à l’identité néo-mauresque du décor, avec les silhouettes verticales et les couronnements. Regardez ensuite les lignes des étages et les séries d’ouvertures. La régularité d’un grand immeuble reste présente sous les références exotiques. C’est l’association de ces deux lectures qui donne son caractère au bâtiment.

Pour une observation attentive, procédez par trois plans : la clôture et les abords, le corps de l’ancien hôtel, puis sa partie haute. Le jardin placé devant l’édifice crée un retrait par rapport au boulevard. Il permettait de séparer l’établissement de la circulation et de donner de l’ampleur à son arrivée. Aujourd’hui, ce retrait peut aussi limiter la vue des parties basses. Les couronnements restent souvent les éléments les plus faciles à repérer depuis la rue.

De l’hôtel d’hiver à la résidence

Pendant la Première Guerre mondiale, l’hôtel est réquisitionné et sert d’hôpital auxiliaire. Cet usage rompt avec la destination de loisirs et de séjour qui avait motivé sa construction. Après la guerre, l’activité hôtelière reprend et l’établissement est rénové. Son histoire traverse ainsi les grands changements du tourisme de la Riviera, avec une saison qui ne se limite progressivement plus aux seuls mois d’hiver.

Après la Seconde Guerre mondiale, l’Alhambra devient un immeuble de logements. La transformation en 1947, puis la mise en copropriété en 1951, correspondent à une évolution partagée par plusieurs anciens palaces niçois. Le visiteur regarde donc une ancienne architecture hôtelière qui continue de servir à l’habitation. Les entrées, le hall et les circulations appartiennent à la résidence ; ils ne constituent pas un parcours touristique libre, même lorsqu’ils présentent un intérêt patrimonial.

Une protection qui englobe la villa Eliand et les abords

L’inscription du 20 juin 2000 vise les façades et la toiture de l’ancien hôtel, ainsi que le vestibule, le grand hall avec sa cheminée et l’escalier principal avec son ascenseur. Elle comprend aussi les façades et la toiture de la villa Eliand. Cette dépendance, anciennement villa Alhambra, a été ajoutée dans l’angle nord-ouest du terrain avant 1906. Le domaine possédait donc plusieurs bâtiments liés à l’établissement.

Le parc de la propriété, ses clôtures, ses portails et ses aménagements sont également protégés. Il s’agit des abords d’une résidence privée, et non d’un parc public servant de parcours de visite. La fiche permet de comprendre leur rôle dans le projet hôtelier sans inviter à y entrer. Depuis les voies publiques, cherchez surtout la relation entre la façade, son recul et les limites du terrain. Ces éléments racontent déjà beaucoup de l’ancienne organisation.

Venir depuis le tram et relier les demeures de Cimiez

Depuis Durandy sur la ligne 2, rejoignez le boulevard Carabacel puis remontez le boulevard de Cimiez jusqu’aux numéros 46-48. Le trajet est en pente ; prévoyez une marche posée et de l’eau en saison chaude. Les trottoirs et les traversées demandent de l’attention sur cet axe circulé. Le tram ne dépose pas devant l’Alhambra : l’arrêt architectural vient après une montée dans le quartier, à intégrer au programme de la promenade.

Comptez vingt à trente minutes devant les extérieurs. La villa Il Paradiso se trouve plus bas sur le même boulevard ; le Regina offre plus haut un autre grand repère de l’ancienne hôtellerie de Cimiez. Le palais Langham complète la comparaison dans le secteur de Carabacel. Un circuit limité à deux ou trois de ces édifices permet de regarder vraiment les façades, plutôt que d’additionner les adresses. L’Alhambra apporte à cet ensemble son décor orientaliste très reconnaissable.

Carte et itinéraire

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Questions pratiques

L’Alhambra de Nice est-il encore un hôtel ?

Non. L’ancien établissement est devenu un immeuble de logements après la Seconde Guerre mondiale. La découverte se fait depuis les espaces publics extérieurs.

Quel est son style architectural ?

Il est néo-mauresque. Ses façades associent notamment des arcs outrepassés, un décor orientaliste et des silhouettes de minarets à la structure d’un grand hôtel.

Qui a construit l’ancien hôtel Alhambra ?

L’architecte niçois Jules Sioly a réalisé le bâtiment en 1900. L’hôtel a ouvert en 1901.

Comment rejoindre l’Alhambra depuis le tram ?

Depuis Durandy sur la ligne 2, rejoignez le boulevard Carabacel puis montez le boulevard de Cimiez jusqu’aux numéros 46-48. Prévoyez le dénivelé.

Sources : Ministère de la Culture, notice PA06000012 ; Wikipédia, Ancien Hôtel Alhambra. Consultées le 15 octobre 2026. Périmètre du guide et conseils de visite.

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